Cédric Carrasso : Non, pas du tout. C'était un démarrage en douceur. J'ai été très bien accueilli. C'était très agréable. Sur le site du Haillan, nous avons toutes les installations nécessaires pour bien travailler.
girondins.com : Deux stages arrivent, un à Dinard en Bretagne et un au Canada à la fin du mois, est-ce que vous appréhendez ces deux séjours de préparation physique ?
Cédric Carrasso : Oui, énormément, car les stages emmenés par Eric Bedouet sont nouveaux pour moi. C'est néanmoins une période importante de la saison car elle nous permet de nous remettre en forme, de nous mobiliser et dans mon cas, d'apprendre à mieux connaître les autres joueurs du groupe.
girondins.com : Vous avez remporté trois titres la saison passée (le Trophée des Champions, la Coupe de la Ligue et l'Hexagoal NDLR). Pensez-vous être attendu pour cette nouvelle année?
Cédric Carrasso : Oui, c'est certain. Bordeaux va être attendu sur tous les terrains, mais les dirigeants et les joueurs le savent. Nous nous préparons donc en conséquence.
girondins.com : Avez-vous pu discuter avec Cédric Carrasso ?
Ulrich Ramé : Très heureux d'avoir fait sa connaissance. Nous avons pu discuter un peu mais nous allons mieux nous découvrir pendant les deux stages de préparation physique.
Géraldo Wendel : Cédric est arrivé pour consolider le groupe. Il apporte de la fraicheur comme dit le coach et c'est un garçon très gentil.
«Cédric Carrasso, à quand remontent vos premiers contacts avec Bordeaux ?
On a vraiment commencé à discuter après ma dernière convocation en équipe de France. Je sais que certaines personnes peuvent avoir du mal à comprendre, mais c'était une occasion extraordinaire pour moi de retrouver un club de premier plan avec de gros objectifs. Quand on a été au fond du trou et qu'on a 27 ans, c'est le genre de proposition qu'on ne peut pas laisser passer.
Comment avez-vous réussi à convaincre le président Sadran de vous laisser partir ?
On a beaucoup discuté. Sur le fond, il a compris mon choix. Le train ne passe qu'une fois.
Alain Casanova s'est montré moins compréhensif...
C'est normal. C'est l'entraîneur, il était parti sur un projet auquel j'avais adhéré. On avait dans l'idée de faire progresser une équipe jeune. Après, c'est l'opportunité qui a fait que... Si c'était un club étranger de seconde zone qui s'était présenté, je n'y serais pas allé. J'ai toujours privilégié le sportif, avant même d'aborder tout ce qui est contractuel.
«Pas de bras de fer»
Il a déclaré à propos de votre départ : «Quand un joueur met autant de volonté pour quitter le club il est difficile de le retenir et cette façon de faire me gêne un peu». Cette volonté, comment s'est-elle traduite ?
J'étais persuadé que c'était le bon choix. Pour moi, c'était une évidence. Dans toute ma carrière, j'ai toujours assumé ce que j'ai fait que ce soit sur ou en dehors des terrains. Si j'ai émis la volonté de partir, ce n'est pas parce que je ne me sentais pas bien à Toulouse.
Il n'y a donc pas eu de bras de fer ?
Pas du tout ! Pour tout vous dire, la plus grosse décision concernant ce transfert a été prise chez le président Sadran un samedi après-midi en buvant un café. Dans ce dossier, tout le monde a été à l'écoute de tout le monde, il n'y a jamais eu un mot plus que haut que l'autre. D'ailleurs, quand je suis passé à Toulouse lors de la reprise de l'entraînement, personne ne m'a rien dit. J'ai toujours donné le meilleur de moi-même pour ce club.
«Bordeaux me correspond bien»
Toulouse restera-t-il un simple tremplin pour vous ?
Jamais je ne dirai ça. Toulouse a été une belle aventure. Courte, mais belle. Je suis arrivé dans un club en pleine reconstruction et qui avait besoin de retrouver une âme. Si j'y avais été il y a deux ans et que j'étais parti, je l'aurais laissé dans l'inconnu. Là, je m'en vais l'esprit tranquille. C'est une équipe qui a trouvé un certain niveau de jeu et une osmose tactique. Je suis persuadé qu'elle fera encore un super Championnat avec en prime l'Europa League qui lui permettra de prendre encore un peu d'expérience. Je ne me fais pas de soucis.
En 2007, à Marseille, vous aviez été freiné dans votre élan par une grave blessure au tendon d'Achille. Percevez-vous ce transfert à Bordeaux comme un retour à la normale ?
On ne peut jamais dire ça, surtout pour un gardien. J'ai connu des hauts avec de grands clubs, des bas avec les blessures. Là, c'est encore une étape. A Marseille, il y avait une grosse exposition médiatique et la pression au quotidien. Toulouse où c'était plus familial, plus tranquille. Là, c'est un club très ambitieux, de haut niveau, mais où l'atmosphère reste détendue. Moi qui aime bien rigoler, être tranquille, ça me correspond bien».




